Anki, c'est quoi et comment ça marche ?
Anki, c'est un logiciel de cartes de révision (des flashcards) gratuit et open source, très utilisé en médecine et pour les langues, qui repose sur la répétition espacée. Le principe : tu crées des cartes question-réponse, tu les regroupes en paquets, et chaque jour Anki te présente uniquement les cartes que tu es sur le point d'oublier. Selon que tu réponds bien ou mal, il décide quand te remontrer chaque carte, pour que tu la revoies juste avant de l'oublier. C'est un outil puissant et éprouvé, mais exigeant : tout est à fabriquer à la main, la prise en main est raide, et l'application iPhone est payante. La suite t'explique ce qu'est Anki, comment il fonctionne, l'algorithme derrière, ses vraies forces et ses vrais freins, et comment t'y mettre, sans survente : aucun outil ne garantit un résultat à un examen, il ne fait qu'améliorer le rendement de tes révisions.
Par Quentin, fondateur de Neuroflash
Anki, c'est quoi exactement ?
Anki est un logiciel de flashcards, c'est-à-dire de cartes de révision recto-verso : une question d'un côté, la réponse de l'autre. Sa particularité, c'est qu'il ne te montre pas tes cartes au hasard ni toutes à la fois. Il utilise la répétition espacée pour te présenter chaque carte au moment où tu es sur le point de l'oublier, et seulement celles-là. C'est ce qui le distingue d'un simple paquet de fiches papier.
Côté pratique, Anki est gratuit et open source sur ordinateur (Windows, Mac, Linux), gratuit sur Android, gratuit dans le navigateur via AnkiWeb, mais payant sur iPhone et iPad. Le projet existe depuis 2006 et s'est imposé comme une référence dans deux mondes en particulier : les étudiants en médecine, qui ont une montagne de notions à retenir, et les apprenants de langues, pour mémoriser du vocabulaire. Cette ancienneté explique sa robustesse et l'immense communauté qui gravite autour.
- Un logiciel de cartes de révision basé sur la répétition espacée.
- Gratuit et open source sur ordinateur, Android et navigateur ; payant sur iPhone et iPad.
- Très répandu en médecine et pour l'apprentissage des langues.
Comment marche Anki, concrètement
Le fonctionnement tient en trois temps. D'abord, tu crées des cartes : tu écris une question sur le recto et la réponse sur le verso. Ensuite, tu regroupes ces cartes en paquets, par exemple un paquet par matière ou par chapitre. Enfin, chaque jour, Anki te présente les cartes dues, c'est-à-dire celles qu'il estime que tu es sur le point d'oublier, et toi seul.
Pour chaque carte, tu réponds de mémoire, tu retournes la carte pour vérifier, puis tu t'auto-évalues avec quelques boutons du type Encore, Difficile, Correct, Facile. Ton choix change le moment du prochain rappel : si tu as buté, la carte revient vite, parfois dès le lendemain ; si c'était facile, elle ne reviendra que dans plusieurs jours ou semaines. Au fil des révisions, les notions acquises s'espacent et celles qui te piègent reviennent souvent. C'est exactement le principe du rappel actif combiné à la répétition espacée, qu'on détaille dans nos articles sur la méthode.
- Tu crées des cartes question-réponse, regroupées en paquets.
- Chaque jour, Anki ne te montre que les cartes à revoir maintenant.
- Tu t'auto-évalues, et ta réponse décide quand la carte reviendra.
L'algorithme derrière Anki : SM-2, et désormais FSRS
Ce qui décide du bon moment pour te remontrer une carte, c'est un algorithme de répétition espacée. Pendant des années, Anki a tourné par défaut sur SM-2, une recette conçue en 1987 pour le logiciel SuperMemo. SM-2 ajuste l'intervalle de chaque carte avec un facteur de facilité : tu réponds bien, l'écart s'allonge ; tu te trompes, il se réduit. C'est simple, solide, et ça a démocratisé la répétition espacée bien avant tout le monde.
Depuis, Anki a intégré une approche plus récente et plus précise : FSRS, un algorithme issu d'une recherche publique, calibré sur des millions de révisions réelles, qui modélise ta mémoire carte par carte. Sur Anki, FSRS est disponible mais reste une option à activer dans les réglages : il faut aller le cocher, choisir un niveau de rétention, puis laisser l'algorithme s'optimiser sur ton historique. Beaucoup d'utilisateurs tournent encore sur SM-2 sans le savoir. On explique en détail la différence entre les deux dans notre article FSRS vs SM-2, et le fonctionnement de FSRS sur notre page consacrée à la méthode.
- SM-2 (1987) a longtemps été le moteur par défaut d'Anki.
- FSRS, plus récent et plus précis, est désormais disponible dans Anki, mais à activer soi-même.
- FSRS vise le rappel juste avant l'oubli en s'ajustant carte par carte.
Les forces d'Anki
Anki a de vraies qualités qui expliquent sa longévité. La première, c'est qu'il est gratuit et open source sur l'essentiel des plateformes : pas d'abonnement pour réviser sur ordinateur, Android ou dans le navigateur. La deuxième, c'est sa puissance et sa flexibilité : tu peux personnaliser presque tout, des types de cartes aux modèles d'affichage, en passant par des centaines d'add-ons développés par la communauté.
Il fonctionne aussi hors connexion, ce qui est pratique pour réviser dans le train ou à la bibliothèque, et synchronise tes cartes entre tes appareils via AnkiWeb. Enfin, sa plus grande force est peut-être sa communauté : des milliers de paquets partagés existent en ligne, et pour certaines filières comme la médecine, des paquets collaboratifs très complets circulent. Tu n'es jamais seul à chercher comment faire.
- Gratuit et open source sur ordinateur, Android et navigateur.
- Très puissant et personnalisable, avec des centaines d'add-ons.
- Fonctionne hors connexion et synchronise entre appareils.
- Énorme communauté et paquets partagés, notamment en médecine.
Ses freins, honnêtement
Anki n'est pas parfait, et il vaut mieux le savoir avant de s'y lancer. Le frein principal : tout est à fabriquer à la main. Anki te fait réviser tes cartes au bon moment, mais il ne crée aucune carte pour toi. Transformer des centaines de pages de cours en cartes question-réponse propres prend des heures, et c'est précisément ce temps qui manque le plus en période de concours.
Vient ensuite la prise en main. L'interface est austère et date un peu, les réglages sont nombreux, et il faut souvent passer par des add-ons à installer et configurer pour obtenir ce qu'on veut. Activer FSRS, créer ses propres types de cartes, gérer la synchronisation : rien n'est insurmontable, mais la courbe d'apprentissage rebute beaucoup de débutants. Dernier point concret : l'application officielle sur iPhone et iPad est payante, à un tarif unique mais non négligeable, alors que les autres plateformes sont gratuites. Et la qualité d'un paquet partagé récupéré ailleurs n'est jamais garantie : il peut contenir des erreurs ou ne pas coller à ton programme.
- Tout est à fabriquer à la main : Anki révise tes cartes, il ne les crée pas.
- Interface austère, prise en main raide, add-ons à configurer.
- L'application iPhone et iPad est payante (les autres plateformes sont gratuites).
- Les paquets partagés ne sont pas vérifiés : qualité et fidélité à ton cours variables.
Comment débuter avec Anki
Pour t'y mettre sans te décourager, commence simple. Télécharge Anki sur ordinateur depuis le site officiel (la version bureau est gratuite), crée un compte AnkiWeb pour synchroniser, puis fais un premier paquet sur une seule matière. Ajoute une poignée de cartes en respectant une règle d'or : une idée par carte, une question claire, une réponse que tu peux donner en quelques secondes.
Ensuite, prends l'habitude de réviser tes cartes dues chaque jour, et auto-évalue-toi honnêtement avec les boutons : c'est ce qui nourrit l'algorithme. Quand tu seras à l'aise, va dans les réglages activer FSRS pour profiter d'un meilleur calage des intervalles, et explore les add-ons seulement si tu en ressens le besoin. Inutile de tout configurer le premier jour : un paquet propre et une révision régulière valent mieux qu'un réglage parfait jamais utilisé. Pour soigner tes cartes, notre article sur comment faire de bonnes flashcards te donne des règles concrètes.
- Installe la version bureau (gratuite) et crée un compte pour synchroniser.
- Démarre par un seul paquet, une idée par carte, réponse courte.
- Révise tes cartes dues chaque jour et auto-évalue-toi honnêtement.
- Active FSRS dans les réglages une fois à l'aise, ajoute des add-ons au besoin.
Anki, c'est fait pour qui ?
Anki est un excellent choix si tu es autonome, motivé, et prêt à investir du temps dans la prise en main et la fabrication de tes cartes. Pour quelqu'un qui aime bricoler ses réglages, qui a déjà ses propres fiches ou qui peut s'appuyer sur un bon paquet partagé fiable, c'est un outil redoutable et gratuit sur la plupart des plateformes. Beaucoup d'étudiants en médecine et de polyglottes lui doivent une grande partie de leurs révisions.
En revanche, si ton problème principal n'est pas de réviser au bon moment mais de trouver le temps de fabriquer des centaines de cartes fidèles à ton cours, Anki ne résout que la moitié de l'équation. Il te dit quand réviser, pas quoi mettre sur tes cartes ni comment les créer vite. C'est là qu'une autre approche peut compléter ou remplacer Anki, selon ta situation.
- Idéal pour les profils autonomes, motivés, à l'aise avec un outil technique.
- Parfait si tu fabriques déjà tes cartes ou disposes d'un bon paquet fiable.
- Moins adapté si ton vrai blocage est le temps de création des cartes.
L'alternative qui automatise la fabrication : Neuroflash
Le gros chantier qu'Anki te laisse sur les bras, c'est la fabrication des cartes. C'est exactement ce que Neuroflash automatise. Tu déposes ton PDF de cours, et l'outil en tire des cartes fidèles à ton cours, une idée par carte, avec la page source citée pour que tu puisses vérifier. Il fusionne les doublons, repère les pièges du concours, puis programme les révisions avec FSRS activé par défaut, calé sur ta date d'épreuve, sans réglage à bricoler. Tu gardes ton temps pour réviser au lieu de fabriquer.
Soyons honnêtes sur le partage des rôles. Anki reste un très bon choix si tu veux un outil gratuit, ultra-personnalisable, et que tu acceptes de créer toi-même tes cartes : pour beaucoup d'étudiants autonomes, c'est parfait. Neuroflash vise ceux qui veulent sauter l'étape la plus chronophage, la création des cartes, et démarre avec un essai de 14 jours sans carte bancaire, puis des paliers à 24,90, 49,90 et 89,90 euros par mois. Et comme tout le reste, aucun des deux ne révise à ta place ni ne garantit un résultat à un concours : ils optimisent le rendement de ton travail, le travail reste le tien. On compare les deux en détail, fonctionnalité par fonctionnalité, sur notre page Neuroflash vs Anki.
- Anki reste un excellent choix gratuit si tu acceptes de fabriquer tes cartes toi-même.
- Neuroflash transforme tes PDF en cartes sourcées et programme FSRS par défaut.
- Essai de 14 jours sans carte bancaire, puis paliers à 24,90, 49,90 et 89,90 euros par mois.
- Aucun des deux ne garantit un résultat : ils optimisent ton temps, pas ta place au classement.
Questions fréquentes
Anki est-il vraiment gratuit ?
Oui, sur l'essentiel des plateformes : Anki est gratuit et open source sur ordinateur (Windows, Mac, Linux), gratuit sur Android et gratuit dans le navigateur via AnkiWeb. La seule exception, c'est l'application officielle sur iPhone et iPad, qui est payante, à un tarif unique. Tu peux donc l'utiliser entièrement gratuitement si tu n'as pas besoin de l'app iOS.
À quoi sert Anki ?
Anki sert à mémoriser durablement grâce à des cartes de révision et à la répétition espacée. Tu crées des cartes question-réponse, et l'application te présente chaque jour celles que tu es sur le point d'oublier, pour que tu les revoies au bon moment. Il est très utilisé en médecine et pour apprendre des langues, partout où il y a beaucoup à retenir sur la durée.
Anki est-il difficile à prendre en main ?
Pour les bases, non : créer un paquet et quelques cartes se fait vite. Mais l'interface est austère, les réglages sont nombreux, et profiter pleinement de l'outil (activer FSRS, créer ses types de cartes, installer des add-ons) demande un temps d'apprentissage qui rebute certains débutants. Commence simple, un seul paquet, et complexifie seulement quand tu en ressens le besoin.
Quel algorithme utilise Anki ?
Anki a longtemps tourné par défaut sur SM-2, une recette de répétition espacée conçue en 1987. Il propose désormais FSRS, un algorithme plus récent et plus précis, mais c'est une option à activer soi-même dans les réglages. Beaucoup d'utilisateurs sont donc encore sur SM-2 sans le savoir. On compare les deux dans notre article FSRS vs SM-2.
Faut-il créer ses cartes Anki soi-même ?
Oui, sur Anki tout est à fabriquer à la main : il révise tes cartes au bon moment mais n'en crée aucune pour toi. Tu peux aussi récupérer des paquets partagés par la communauté, mais leur qualité et leur fidélité à ton cours ne sont pas garanties. Si ton vrai blocage est le temps de fabrication, Neuroflash génère les cartes depuis tes PDF en citant la page source ; on détaille la comparaison sur la page Neuroflash vs Anki.
Pour aller plus loin
Applique la méthode sans fabriquer tes fiches.
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